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REBELLION /vs / BLOSSOM COVID-19

Durant cette période invraisemblable nous avons tous du mal à imaginer le retour à la réalité.
Après avoir atteint le stade pandémique 3, le monde tourne au ralenti depuis une semaine, les rues sont vides et dénuées de sens. Dépeuplées et insignifiantes.
Les commerçants fermés, les restaurants condamnés ont dû revendre leurs stocks ou s’en débarrasser.
Les jeunes entreprises et auto-entrepreneurs voient déjà les conséquences dramatiques sur leurs chiffres mensuels.

Me voila assise sur un pack de papier toilette, Entre des sac de patate et des pack d’eau, des boites de conserves empilées. Décontenancée devant l’une des photos phare de la sortie de ma collection « Rebellion » Décembre 2019.

Contemplez la différence entre ces deux photos : Presque grossier de se dire que nous en sommes là.

J’ai pris peur quand je me suis garée sur le parking du marché, à la vue du primeur qui nous avait, il y’a quelques mois, permis la prise de cette photo.

Aujourd’hui était un autre jour, celui où il s’était fait dévaliser.

Sur le moment c’est la panique je rentre, je regarde mes deux comptes en banque, mon Lydia, et mon compte Paypal, afin de savoir combien de temps je vais pouvoir survivre à tout ça:
Je commence à budgétiser dans ma tête.
Combien de temps allons nous résister à cette tempête: Mon entreprise, moi, mes amis, ma famille, vous.

J’ai failli faire une crise d’hystérie en voyant mes ventes chuter et mes clientes me demander si elles allaient un jour recevoir leurs commandes.

J’ai ouvert mes emails, Braintree me faisait déja part d’une annulation de commande. Ma vie ressemblerait à ça pour les prochains mois.
Malheureusement je ne pouvais pas pleurer sur mon sort ni sur celui de mes employés.
Nous ne pouvons pas compter sur l’État pour régler nos dettes, payer nos employés à temps, amortir nos déplacements et la location de nos bureaux.  Je ne pouvais compter que sur mon sang-froid.

J’ai immédiatement passé un coup de fil à mon atelier en demandant à tout le monde de mettre la production en pause.

J’ai plus de 500 produits en suspend. Des commandes figées, des projets immobiles. Une collection sur laquelle j’ai travaillé sans relâche durant des mois qui n’embrassera pas la lumière du jour.

Pour être franche, je ne sais plus trop par où commencer, après un arrêt si brutal, il est dur de se remettre les railles de sa to-do liste. Les priorités qui auparavant dirigées ma vie se sont soudainement volatilisées.
Et je ne sais toujours pas, tout comme vous, quand cette nouvelle ère prendra fin.
J’ai toujours été capable de classifier mes objectifs, je suis la reine des listes et des tableaux remplis de: “à faire”, “à suivre”, “monthly goals”.
Une organisation que je perfectionne depuis des années maintenant.
J’ai commencé ma première liste quand j’avais 13ans. J’ai pas été très écolo niveau papier.
Je dirais 2463 To Do list plus tard j’avais enfin réalisé ma premiere robe et enregistré ma premiere compagnie au registre des commerces des Landes.

Je vais donc vous révéler les deux projets majeurs qui ont brusquement du s’arrêter pour nous, en espérant bien sure qu’ils poursuivent leur fil une fois l’extinction du virus.

  • Vous connaissez peut-être Jodie Alias @Jodielapetitefrenchie sur Instagram.
    Nous sommes en contacte avec elle et son charmant Arthur depuis maintenant 1 an.
    1 an de négociation qui tombe à l’eau.
    Des échanges d’emails et de coup de fil, des correspondances avec mes partenaires voyages, les compagnies aériennes et les hôtels 5 étoiles. Des mois de préparation et de doute sur les capacités de mon entreprise et les miennes .
    Est- ce que mon site internet était prête à accueillir plus de 300 000  visiteurs ?
    Arthur et Jodie auraient dû s’envoler le 15 Mars pour l’Italie afin de célébrer notre collection Blossom.
    Ce qui pour nous était une de nos plus grande réussite, s’est rapidement transformée en flop étant donné que les frontières Italiennes ont verrouillé leurs portes quelques jours avant leur départ.

    Passons à ce deuxième projet qui me tenait tant à coeur:
  • L’un des premiers éco-ressort de luxe marocain m’a contacté il y a 6 mois afin de négocier un contrat pour manager leurs boutiques.
    Ce qui comprenait donc:
    Une audit commercial et financier
    – Analyser le déficit commercial et en déterminer les causes,
    –  Analyser le déficit en communication
    –  Analyser la gestion des ventes, achats et du personnel.
    L’OBJECTIFS
    –  Redynamiser le design de la boutique,
    –  Développer le Chiffre d’affaires,
    –  Développer une marque et une ligne de produits
    –  Proposer une définition du produit, concevoir un plan d’action commercial et une campagne promotionnelle,
    –  Création d’un site WEB.
    MON PLAN D’ACTION
    –  Etablir une stratégie, un plan de communication, un suivi budgétaire, statistique et publicitaire,
    –  Etablir les actions commerciales à entreprendre,
    –  Recommander des solutions en fixant des objectifs de développement.

2 mois de négociation pour un contrat, et deux semaines de travail intenses sur une application 3D que j’ai dû apprendre en autodidacte afin de réaliser les nouveaux plans de la boutique. LACERF allait enfin se mettre à la Déco. Enfin c’est ce que je pensais jusqu’à ce que le COVID-19 en décide autrement

Je préfère tout de même rester positif Lacerf n’est pas seulement une marque de vêtements eco friendly, mais tout un lifestyle et des valeurs autours de l’humain et du partage, de la créativité et de la femme moderne.
Alors si les petits créateurs comme moi vivent difficilement de leurs activités pendant ce cycle instable c’est totalement compréhensible, c’est souvent nous les oubliés dans les discussions économiques et politiques liées à l’impact du Corona Virus.

Dans tout ça je n’avais pas pris de vacance depuis 1 an, moi qui avais l’habitude de parcourir le monde, j’étais déjà passée en mode “lockdown” depuis que mon entreprise avait pris un grade de plus. Cette pause j’en avais besoin, nous en avions tous besoin. Besoin de nous recentrer sur nous-mêmes, sur nos relations, sur nos envies, sur notre corps et notre esprit.

Le monde lui avait besoin d’une entracte, un entre deux scènes, une interruption brutale loin de nous où les animaux reprendraient le dessus, où les voitures arrêteraient de rouler et les ruelles seraient seulement animées par le chant des oiseaux. De nouvelle couleurs que nous ne pourrions admirer qu’une fois la conscience collective réactivée par le recul.

Combien de fois ai-je rêvé de voir mon pays natal, mes vagues, mes plages sans pollution? Combien de fois ai-je maudits les conducteurs de Van qui laissaient leurs détritus derrière eux sur les belles plages de mon enfance.

Un millier de fois probablement, et aujourd’hui malgré l’urgence et le confinement j’ai eu le besoin de sortir et d’admirer la vue.
La nature paraissait plus que jamais invraisemblable dans un monde où le temps s’était arrêté.
Nous avons pris pour acquis la beauté des choses qui nous entourent, le monde lui n’avait pas besoin de nous pour continuer son chemin. 

Le COVID-19 n’est pas la fin du monde, mais peut être la fin d’une conscience égoïste dans laquelle nous avions laissé notre âme.

Il était temps de se réveiller et de tendre la main à ceux qui se battent pour proposer de nouveaux shémas de production. Ceux qui laisse la place à l’être humain et non aux machines, ceux qui donnent tout au quotidien pour valoriser le partage, la créativité et l’authenticité.  Des créateurs comme Lacerf qui produisent avec des coûts bien plus importants pour créer des produits qui soutiennent l’emploi et l’économie local de leur pays.

Des jeunes comme vous et moi qui ont décidé de produire des biens dans le respect de la planète et de l’environnement, pendant que les géants de ce monde détruisent toutes les ressources naturelles et humaines que nous possédons.

 Je suis si fière des personnes qui me suivent et me supportent. De celles qui ne cessent de me donner de nouvelle idée afin de continuer à travailler.

 De celles qui me demandent d’écrire des articles sur mon entreprise ou comment créer sa propre entreprise.Celles qui me demandent des lives conférences pour parler de leurs projets, ou encore de leurs dossiers de fin d’études sur la mode ou les entrepreneurs.
Ma petite communauté de nanas qui est prête à conquérir le monde.

Petite mais bien plus soudée que les autres.

À vous.
pleins d’amour, 

LACERF

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